mardi 12 mai 2015

Something’s got to give

Poursuite de migrants illégaux à Calais : something is got to give...
Il est toujours de bon ton, au Québec, de s’apitoyer sur le sort de ces milliers de migrants africains qui, chaque année, risquent tout, et en particulier leur vie, pour gagner l’Europe par mer, dans l’espoir, le plus souvent déçu, d’y rencontrer sinon la fortune, du moins la sécurité.

Et il est tout aussi convenu, au Québec, de fustiger l’égoïsme et le manque de solidarité de ces Européens qui, loin d’accueillir à bras ouverts ces damnés de la Terre, de leur offrir travail, nourriture, logement et soins de santé gratuits, leur ferment au contraire la porte, les parquent dans des camps, les abandonnent sans ressource en pleine campagne ou dans la jungle des villes, ou rêvent carrément d’ériger tout au long de leurs frontières un haut mur de béton qui leur éviterait non seulement de les recevoir, mais aussi de les voir et même de les entendre.

Mais la vérité est qu’au Québec, protégés comme nous le sommes par une immense barrière de glace au Nord, un océan à l’Est et à l’Ouest, et un puissant voisin ultra-militarisé au Sud, nous n’avons guère à craindre l’arrivée inopinée, et sans cesse renouvelée, de ces cohortes d’importuns si différents de nous non seulement par le vécu mais aussi par la langue, les coutumes, la religion, l’histoire ou la conception du monde, ce qui nous permet dès lors de jouer les pères-la-vertu à bon compte, et de nous poser en donneurs de leçons, assurés que nous sommes de ne jamais avoir à y goûter.

Les Européens, en revanche, sont en première ligne - c’est dans leur jardin que ça se passe - et nombre d’entre eux, lassés des discours des bobos et du politiquement correct, semblent disposés à se jeter dans les bras de ces marchands de solutions-miracles dont chacun pensait la race éteinte depuis 1945

Something’s got to give...

samedi 9 mai 2015

Beaucoup d’efforts (et pas mal de produits chimiques) plus tard…

ENFIN elle est propre !
Voilà, ça y est : la piscine est ENFIN propre !

Il m’aura donc fallu une semaine d’efforts, et pas mal de produits chimiques, pour y arriver mais le résultat - bien entendu parfaitement non-objectif - en valait la peine

Enfin, c’est ce que je dis chaque année à pareille date, mais le fait est cette année, ce fut tout de même nettement plus difficile tant le fond de l’eau était incrusté d’algues brunes encore plus tenaces que le cancer ou un percepteur des impôts.

Oui, je sais, les deux sont synonymes.

La première fois que je m’y suis baigné, vendredi, le thermomètre affichait 20 degrés… mais je suis convaincu que le thermomètre est défectueux car elle ne devait pas faire plus de 15 ou 16 degrés au maximum.

Et depuis vendredi, elle chauffe, ce qui, selon Hydro Québec, me classe paraît-il dans la catégorie des ménages de la catégorie supérieure.

Je veux dire supérieure en matière de consommation de courant, mais hélas pas de revenus

Mais quand on aime...

vendredi 8 mai 2015

Le portable et le portablosaure

Le portable et le portablosaure
Comme beaucoup, je possède un équipement informatique personnel bien plus moderne, performant et efficace que celui que j’utilise au bureau - dans mon cas un portable HP Pavillon de 14’’, soit une énorme brique d’au moins une tonne, qui n’a de « portable » que le nom, qui se traine à la vitesse d’un escargot dans le désert du Kalahari, et dont la qualité et la résolution d’écran rendraient dépressif et myope l’aigle le plus jeune et le plus motivé.

Bref, et sans même parler des différences dans le système d’exploitation - autre et ô combien vaste sujet - j’aime pas,... et d’autant moins lorsque je peux directement le comparer à mon nouveau Macbook, tellement plus léger, agréable et meilleur que même moi je manque de mots pour en parler.

C’est vous dire...

Si je devais néanmoins résumer la chose en un phrase - un véritable défi pour moi, merci Aurélia - je dirais que le MacBook est un portable - vous pouvez le tenir à trois doigts sans vous fatiguer - et que le HP est un portablosaure - vous devez lui allouer sept doigts et au moins une main de plus.

La seule chose qui me console, c’est que je sais les portablosaures condamnés par l’Évolution, même si le dernier d’entre eux ne disparaitra sans doute qu’après moi...

dimanche 3 mai 2015

Le jour où je revis

03 mai 2015 : enfin je revis !
La piscine et moi c’est une longue histoire d’amour hélas entre-coupée de déchirantes séparations lorsque, chaque automne, je n’ai d’autre choix que de la vider afin de la préparer aux rigueurs - et à l’effroyable longueur - de l’hiver québécois.

De novembre à mars, abandonnée dans le jardin, elle alors n’est plus qu’une masse informe de glace, pour moi dénuée du moindre intérêt.

C’est en avril, avec le retour de la lumière, que l’espoir renait, un espoir encore timide et souvent émaillé de déceptions, quand reviennent la neige ou le gel.

En mai, à présent libérée de sa prison de glace, c’est le moment de la redémarrer, mais c’est aussi l’occasion de nouvelles expériences car, chaque année, il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas, qui brise, qui ne s’emboîte pas comme il le devrait, ou qui se comporte de façon bizarre.

Mais c’est aussi une forme de défi, celui du banlieusard, pour qui la vie est toujours une grande aventure...

samedi 2 mai 2015

Il est né le royal baby

Il est né, le royal baby
Même si les plus républicains d’entre nous - j’en suis - ont beaucoup de difficultés à l’admettre, le fait demeure que la royauté, avec son opulence, son décorum ou ses traditions, continue de fasciner les foules, en particulier dans ses mariages puis ses suites obligées : les naissances de bébés royaux.

Et c’est particulièrement vrai, du moins en Occident, de la famille royale britannique, dont la vie, en ce compris privée, s’étale depuis des décennies à la Une de quantités de tabloïds, mais aussi à la radio, à la télévision, sur Internet… ou sur les tasses de thé.

Impossible, donc, d’échapper à la naissance du petit dernier - ou plutôt de la petite dernière puisqu’il s’agit d’une fille - dont le nom n’est pas encore connu à l’heure actuelle mais qui, c’est sûr, connaitra une vie de vraie princesse dans un vrai château, ce qui ne manquera pas de faire rêver toutes celles qui désespèrent de trouver un jour leur prince sans même parler d’un logement décent.

Il y a là un mystère - comme la forme des bananes - qui défie toute analyse rationnelle et qui, j’en suis sûr, la défiera encore longtemps...

vendredi 1 mai 2015

Je manifeste, tu manifestes, il manifeste…

Je manifeste. tu manifestes, il manifeste...
Au Québec comme un peu partout ailleurs, le 1er mai est le jour de la "grande mobilisation des travailleurs et travailleuses" venus pour dénoncer "l’austérité", le "capitalisme""l’impérialisme" et même, puisque nous sommes au Québec, "l’économie pétrolière" et "l’extractivisme" - ça ne s’invente pas - qui concerne, paraît-il, l’exploitation - bien évidemment "indue" mais en existe-t-il seulement une autre ? - des ressources minières.

Même si on y voit parfois des casseurs venus pour casser, l’ambiance est généralement bon enfant, surtout s’il fait beau, et chacun refait le monde dans des élans de lyrisme d’autant plus impressionnants qu’ils sont proches d’un micro.

Parmi les plus convaincu(e)s, et les plus pittoresques, citons la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), les Femmes musulmanes militantes, le Centre des travailleuses et travailleurs immigrants, ou encore - et ça ne s’invente pas non plus - le Front féministe prolétarien révolutionnaire !

De là à dire que ça sert à quelque chose et que cela change quoi que ce soit aux politiques gouvernementales, il y a un grand pas, et même un abîme, sur lequel j’ai depuis longtemps cessé de m’interroger.

Vivement le 2 mai...