lundi 30 janvier 2017

Son quinze minutes de célébrité mondiale...

L’attentat, ça n’arrive pas qu’aux autres...

C’est l’avantage - ou l’inconvénient - de vivre dans une société démocratique - le Québec - où il ne se passe jamais rien : tu as beau, depuis des décennies, avoir assisté à un nombre incalculable d’attentats, de guerres, de meurtres, d’actes de violence et de tragédies diverses, tu ne les as jamais vus que sur ton écran de télévision, c-à-d confortablement calé dans ton fauteuil, un verre à la main, entre une émission de décoration et un de ces talk-shows de « vedettes » dont notre Belle Province est si friande.

Alors, quand ça se passe pour ainsi dire chez toi, ou en tout cas à l’autre bout de la 20, tu n’y crois pas, tu te lamentes, tu te dépêches d’organiser des manifestions aux chandelles pour pouvoir crier so-so-solidarité sans passer pour un nono, et surtout, surtout, tu te demandes comment c’est possible, et ce que ta belle société si distincte a bien pu faire au Bon Dieu ou à Allah pour en arriver là.

La réponse est pourtant simple : en 1968, alors qu’il visitait une exposition à Stockholm - capitale d’un autre pays où il ne se passe jamais rien - Warhol a dit qu’à l’avenir, grâce aux médias de masse, chacun d’entre nous pourrait se soustraire à son pitoyable anonymat et à sa triste médiocrité et accéder, l’espace de quinze minutes, à une célébrité mondiale

Ce que le brave Andy n’a malheureusement pas réalisé, c’est que, dans de trop nombreux cas, cette célébrité ne pourrait s’acquérir qu’au dépens de la vie des autres...

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